9. Des arbres devront-ils être coupés le long de cette ligne de transport par câble (TpC) ?

En section courante, hors pylônes et stations, seuls les arbres dont la cime se situerait à moins de 30 m du point le plus bas des télécabines seront concernés pour le respect des normes de sécurité-incendie (protection des installations du TpC des risques d’incendie au sol).

En effet, le service de l’État en charge de ce type de transport (le STRMTG = service technique des remontées mécaniques et des transports guidés) fait les recommandations suivantes :
« En cas de survol d’un espace boisé, deux cas de figure sont à considérer :
survol à une hauteur supérieure à 30 m par rapport au sommet de la végétation : dans ce cas, pas de contrainte spécifique vis-à-vis du téléphérique ;
survol à moins de 30 m du sommet de la végétation : le survol de l’espace boisé est possible, à la condition que le sol situé à la verticale du téléphérique soit libre de tout boisement en respectant des distances de sécurité de 1,50 m de part et d’autre de l’installation.
 » (source : STRMTG – Transport par câble aérien
en milieu urbain
– page 31)

(survol d’une zone boisée par la ligne de TpC de Toulouse)

Le dossier de la concertation du Sytral aborde également cette problématique : « Pour le transport par câble, l’impact des milieux boisés survolés peut être :
soit inexistant si la ligne est positionnée suffisamment haut ou si les études incendies qui seront menées ultérieurement montrent que la nature du boisement ne présente pas de risque sécurité,
soit limité car il ne s’agira que d’étêtements ponctuels ou de surveiller que les faîtes des arbres ne dépassent pas une certaine hauteur,
soit effectifs mais ponctuels. Un travail d’optimisation des positions de stations et pylônes est à mener en phase ultérieure pour limiter ces impacts.
 » ( page 70)

Plus tôt (page 46), il est précisé que l’implantation de certains pylônes et stations pourraient « nécessiter un déboisement localisé ».

Il est donc avéré que cette ligne de TpC entre Francheville et Lyon aura un impact sur les arbres des zones traversées. il est différent selon le fuseau envisagé (de 850 m à 2.100 m d’espaces boisés survolés) et l’implantation effective des pylônes et stations. Il dépendra également de la hauteur de passage des télécabines au dessus de la cime des arbres. Cependant, cela est à mettre en relation avec l’impact tout aussi avéré des lignes de bus à haut niveau de service sur les arbres de ces mêmes fuseaux (de 150 à 500 arbres d’alignement à abattre). (source : tableaux comparatifs – pages 70 et 71 du dossier de concertation du Sytral)

(la ligne de TpC de Toulouse survolant une zone protégée « Natura 2000 »)

On peut prendre exemple sur la ligne de TpC de Toulouse qui parvient à survoler la plaine inondable de la Garonne ainsi qu’une zone Natura 2000 : « Si Toulouse a opté pour un téléphérique, c’est d’abord pour s’adapter à la topographie de cette partie de la ville. En effet, la future ligne Téléo devra non seulement franchir la colline de Pech-David, mais aussi survoler la Garonne et une réserve naturelle classée Natura 2000. » (source : article du Moniteur du 12/03/2021)

La ligne entre Francheville et Lyon pourrait donc tout à fait être conçue pour minimiser elle aussi son impact sur les espaces boisés survolés. Ce sera un point d’attention tout particulier à surveiller durant la concertation préalable puis en continu tout au long des phases de conception et de réalisation de cette infrastructure.

Auteur : Libre comme l'air

collectif de citoyennes et citoyens, futurs usagers du transport par câble aérien Francheville Lyon

Créez votre site Web avec WordPress.com
Commencer
%d blogueurs aiment cette page :