Vrai / Faux / ça se discute

4. Y-a-t-il des alternatives à cette ligne de transport par câble (TpC) ?

À coûts équivalents, le TpC est le seul à pouvoir franchir deux collines, deux vallées et leurs cours d’eau, en ligne directe et rapidement, tout en étant connecté aux autres transports structurants ou de déserte locale (bus, métro, tram, tram-train). Car, ainsi que le dit le ministère de la transition écologique, également en charge des transports : « Il permet de franchir des obstacles ou des dénivelés, de désenclaver des coupures urbaines ou des quartiers sensibles, d’établir des liaisons avec d’autres modes de transport, et de décongestionner le réseau de transport urbain.”. (source : site internet du ministère de la transition écologique – mai 2018)

Alternative au TpC : le bus à haut niveau de service ?

Le relief accidenté de notre territoire disqualifie le tramway, incapable de circuler sur de forts dénivelés. Les coûts d’investissement d’un métro rapportés à la faible densité de population de nos communes le rendent irréaliste. Restent le transport par câble aérien (TpC) et le bus à haut niveau de service (BHNS), qui est le seul à pouvoir garantir la même qualité de service car en site propre séparé des voitures, mais avec une emprise au sol beaucoup plus importante que le TpC, en concurrence bien plus importante avec la voirie existante, les espaces naturels, les habitations…

Complémentarité des solutions

Il n’y a pas une solution unique pour améliorer la question des déplacements dans l’ouest lyonnais ; il faut penser un ensemble de solutions, connectées les unes aux autres. Le TpC en fait partie, en connexion avec le tram-train en gare de Francheville, avec le métro B et le tramway T10 à Gerland (également inscrit au plan de mandat), ou avec le pôle multimodal de Perrache (métro A, tramway T1 et T2, gare de bus, gare SNCF).

D’ailleurs, parmi ces solutions, certaines ne sont pas de la compétence de la Métropole : ainsi le développement nécessaire du tram-train de l’ouest lyonnais (au mieux, un train toutes les demi-heures aux heures de pointe en gare de Francheville !) est une compétence de la Région. (source : wikipedia – Tram-train de l’ouest lyonnais)

Alors, TpC ou bus à haut niveau de service ?

3. Le transport par câble (TpC) est économe en énergie et très peu polluant

Le TpC est très peu consommateur d’énergie avec un seul moteur électrique sur l’ensemble de la ligne, en général à l’une des extrémités de la ligne. Il émet donc peu de gaz à effet de serre – seulement ceux nécessaire à la production de l’électricité consommée – et très peu de particules fines – pas de combustion et peu de frottements – comparativement aux autres modes de transport motorisé.

source : Place Gre’net (copyright : Grenoble Alpes Métropole)

Les avis des autorités et spécialistes des transports sont d’ailleurs unanimes pour dire que le transport par câble est un des modes de transport motorisé le moins néfaste pour l’environnement. Dixit le ministère de la transition écologique, “le transport par câble urbain s’inscrit parfaitement dans les enjeux de la transition énergétique tant sur le plan de l’économie d’énergie que sur celui de la diminution de la pollution atmosphérique, et il contribue réellement aux objectifs de la COP 21 : c’est un mode de transport silencieux, propre, innovant en urbanisme et peu consommateur d’espace en raison d’une emprise au sol réduite”. (source : site internet du ministère de la transition écologique – mai 2018)

D’ailleurs, les maires des communes ne s’y trompaient pas quand ils disaient dans leur courrier de décembre 2017 “Nous devons faire le pari ambitieux que d’autres modes de transport, plus rapides, moins coûteux et respectant davantage l’environnement, s’installent durablement dans notre paysage quotidien”.

2. Le transport par câble (TpC) diminuera le nombre de voitures en circulation

Le TpC garantit un temps de déplacement quelque soit les conditions de circulation, contrairement aux bus pris dans le flot des voitures individuelles, sauf s’il s’agit de lignes de bus à haut niveau de service (BHNS). C’est ainsi qu’il offrirait une offre de service très compétitive sur nos communes et connectée aux autres transports structurants du réseau des transports collectifs (métro, tram-train, tramway,…). Il constituerait donc une véritable alternative à la voiture individuelle.

En 2015, dans les communes de la Métropole, hors Lyon et Villeurbanne, la voiture représentait 47% des déplacements, loin devant la marche (27%) et les transports collectifs (13%). La question de la mobilité va largement au-delà du périmètre de la seule Métropole puisque cela correspond globalement à 2,3 millions de personnes de 499 communes à cheval sur le Rhône, Ain, Loire, Isère dont 40% est employé à Lyon ou sur la Métropole (chiffre 2017). (source : dossier « moins de voitures à Lyon : pourquoi c’est compliqué » du numéro 789 – 21 au 27 janvier 2021 – de La Tribune de Lyon – page 29)

(source : dossier de concertation du Sytral – page 20)

De fait, chaque jour, près de 59 000 déplacements sont réalisés depuis nos communes (Francheville, Sainte-Foy-lès-Lyon, La Mulatière) et le cœur de la métropole (Lyon, Villeurbanne), dont 55% en voiture, auxquels viennent s’ajouter les 5.500 déplacements en transit depuis les communes plus à l’ouest. (source : dossier de concertation du Sytral – page 20)

Et, selon les modélisations, ce serait bien pire en 2030, si on ne fait rien pour proposer des alternatives à la voiture individuelle :

Or, que lit-on dans la note de modélisation du bureau d’étude Egis réalisée en 2020 sur laquelle le Sytral s’est appuyée pour inscrire la ligne de TpC Francheville <> Lyon à son plan de mandat ? Que l’ouverture de cette ligne pourrait diminuer la part modale de la voiture individuelle de près de 25% et augmenter la part modale des transport en commun (tous modes confondus) de près de 40% sur l’ensemble du secteur qu’elle desservirait.

Ça vaut le coup de se pencher sur la question, non ?

1. La qualité de l’air doit être améliorée dans nos communes

Une étude de l’OMS classait en 2016 La Mulatière parmi les communes les plus polluées de France, avec un taux de pollution aux particules fines mesuré à 30 microgrammes par m3, alors que la limite fixée par l’OMS est de 10. (source : Lyon Mag – « Villeurbanne et La Mulatière parmi les villes les plus polluées de France » – septembre 2016)

Une autre étude récente de la société suisse IQAir, spécialisée dans les technologies de la qualité de l’air, la place même sur le podium – en 2ème position – des villes les plus polluées aux particules fines de France. (source : CNews – « Voici les 10 villes les plus polluées en France » – avril 2021)

A noter que la photo choisie par le journal le Monde pour illustrer son article du 4 août 2021 « Pollution de l’air : l’État condamné à payer une astreinte record de 10 millions d’euros » est une vue du flot de voitures au sortir du pont de La Mulatière…

(photo de Philippe Desmazes / AFP / Le Monde)

Extrait de l’article : « Cette amende record est justifiée par la gravité des conséquences en termes de santé publique et l’urgence qui en découle. Selon les modes de calcul, on estime que la pollution de l’air est à l’origine de 48.000 à 67.000 décès prématurés par an en France. »

D’ailleurs, si vous vous inquiétez pour la santé de vos enfants, nous vous invitons à consulter ce site où l’on peut constater la qualité de l’air auprès des écoles de l’agglomération.

Alors, qu’est-ce qu’on attend pour agir ?
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